C’est sur les conseils d’Éric Nieudan qu’au milieu des frimas de saison, j’ai pris le chemin de la riante cité de Bagneux, l’édition 2012 de Zone franche Bagneux.
Bidules du même genre:
Mon boulot de prof et mes 30 heures de cours par semaine cette année me laisse peu de temps à consacrer au hobby. je signale toutefois la sortie d’un “ogre sur rhino - like” de chez Scibor Miniatures. je me demande pourquoi il n’ont pas encore eu des ennuis avec Games Workshop ?
ChaOdiBlog
Le blog du Club de Jeu de Role ChaOdisiaque.
Cyanide est en préparation d’un nouveau jeu vidéo basé sur l’univers de G.R.R. Martin « Le Trône de Fer« . Après la version RTS, voici une version RPG/JDR un peu la manière de Never Winter Night pour ceux qui connaissent. Je vous laisse voir la vidéo du premier Trailer de ce jeu qui verra le jour en [...]
dices everywhere
blog dédié aux jeux de rôles sur table, à tous les JDR, avec une préférence pour SAVAGE WORLDS.
Alors que je cherchais des aides de jeu sur 50 Fathoms, voilà que je découvre le site de Karine et Daniel : kpdd.free.fr. Surprise. Etonnement. Entousiasme. Nos deux rôlistes avaient en effet rédigé, en 2005, une adaptation des plus convaincantes du cultissime Animonde, une des toutes premières[...]
Cette année, le Québec est fier : c'est un petit gars de chez nous qui vient de gagner le prix du meilleur album à Angoulême. La classe ! Surtout que la BD au Québec, c'est un peu comme le rap à la Bourboule : on ne peut pas dire que ça soit tendance. Alors qu'un gars d'ici gagne Angoulême, c'est énorme. Et puis en creusant un peu, on se rend compte que Guy Delisle ne vit plus au Québec depuis plus de 20 ans. Non pas que ça soit une tare, mais le Québec le fête soudainement comme une fierté nationale alors qu'il n'a jamais pu vivre de son art dans son pays d'origine. Tel Yannick Noah qui était camerounais quand il perdait et français quand ils nous rendaient fiers, Guy Delisle est un expatrié la plupart du temps et un québécois quand vient le moment de gonfler notre jabot.
Et donc Guy est marié à Nadège, qui bosse pour Médecins sans frontières. Quand elle part à l'autre bout du monde pour tenter de soigner les bobos de la guerre, il l'a suit avec les enfants. Et en 2008-2009, Nadège est partie recoller les nombreux pots cassés dans la bande de Gaza et les environs. Alors Guy et les enfants se sont retrouvés dans un appartement de Jérusalem-est, dans un quartier arabe triste et sale. Et ce gros pavé de plus de 300 pages raconte ces 12 mois d'expatriation. Entre misère palestinienne et schizophrénie israélienne. Guy raconte le micmac culturel constant qui prend au quotidien des dimensions folles. Le partage du territoire. La coexistence quotidienne. Le rejet. Les prophéties débiles. La magie millénaire de la cité. On danse en permanence entre des anecdotes sur la petite vie hiérosolymitaine (comme quoi la BD permet aussi d'apprendre de nouveaux mots) et la folie martiale de cet univers carcéral où ce mur bloque tout espoir. Stress du check-point. Colons juifs qui visitent le zoo avec un fusil d'assaut en bandoulière. Juifs laïques qui essayent de contrebalancer l'implacable déraison orthodoxe…. On y est. Quand Gaza croule sous les bombes israéliennes, Guy n'est pas en train de jouer les Hemingway : il est là, paumé, et son quotidien est horriblement et nécessairement ordinaire.
Car Guy ne se présente pas sous son meilleur jour. Il ne comprend pas toujours les enjeux, commet des impairs et craque à l'occasion quand les situations deviennent intenables. Et c'est très rassurant. Visiblement peu croyant, il est quand même fasciné par l'aura mythique de la cité sans être dupe des petitesses confessionnelles de tout ce petit monde qui prêche la paix et est prêt à tuer son voisin pour y arriver à SA manière. Mais il apprend les règles du jeu local, mesure l'étendue de la fracture entre les communautés et acquière un certain détachement nécessaire vis-à-vis de cette impasse monstrueuse. Les rares gags sont encore plus précieux du fait que les anecdotes glaçantes reviennent plus souvent qu'à leur tour. Du point de vue intime, la femme de Guy est rarement présente (car en mission), c'est une histoire d'absence. Les rares fois où elle est à la maison, c'est pour décompresser alors que Guy voudrait sortir de sa logique d'homme au foyer. C'est intéressant sur la dynamique interne des expatriés qui vivent ce genre de vie sous tension.
Un très beau prix d'Angoulême, donc. Humain. Dépaysant. Informatif. Authentique. Je vais pouvoir vivre les autres voyages de la famille Delisle en Birmanie et en Corée du Nord via les autres albums en espérant que Nadège retournera en mission et que Guy et les enfants la suivront dans des ailleurs aussi déroutants. Parce que ça donne de la très belle BD québéco-franco-pas-de-chez-nous.
Vous trouverez sur cette boutique en ligne des promotions exceptionnelles et limitées dans le temps (-30% minimum sur tous les produits jusqu'à fin janvier)... malheureusement, Jeu Livre du Rêve jette l'éponge après quelques années pour essayer de vivre de sa passion. Cela crève le coeur de toute l'équipe de JdR, pour qui JLR a été un partenaire depuis bientôt 2 ans. C'est pourquoi nous voulions en savoir plus. Voici les explications de JLR dans une interview exclusive et sans langue de bois :
Merci pour votre sympathique participation. Je dois dire que le partenariat avec JdRP a été très agréable. Mais commençons par le début : une petite présentation de JLR et de son équipe s'impose...
JLR et son équipe c’est la même chose ; c’est fusionnel. Ou plutôt c’était fusionnel. Pour l’équipe c’est vite fait : Olivier moi-même le gérant auteur de Bafouilles à ses heures perdues, pseudo prof de SVT dans un monde parallèle, et son épouse très connue pour ses gambettes, Mélanie, spécialiste cartons / bonbons et pseudo prof de SVT aussi.
Qu'est-ce qui vous a motivé à tenter votre chance en vous lançant sur internet avec votre boutique ? Quelles étaient vos ambitions ?
Les motivations sont lointaines. Je suis tombé dans le jdr en sixième et j’ai toujours eu envie d’en vendre, avec en plus l’idée épisodique d’être libraire (vieux fan de SF que je suis, j’ai également quelques romans non publiés à mon actif). Le déclic s’est produit il y a quatre ans lorsque l’état français a supprimé la moitié de mon poste dans mon lycée. Comme j’en avais marre d’enseigner on s’est jeté à corps perdu dans la création de la société et du site pour ouvrir quelques mois plus tard. Nos ambitions étaient modestes pour la première année, et on tablait sur une progression au fur et à mesure avec à terme l’idée d’ouvrir une boutique en dur un jour ou l’autre.
Qu'est-ce qu’il s'est passé pour en arriver à cette conclusion tragique ? Pourquoi jeter l'éponge ?
Beaucoup de choses sen seulement trois ans. Déjà, on a ouvert « quand il fallait pas » selon la CCI, on commençait à parler de crise. Même pas peur. Ensuite on a fait l’erreur de penser que l’on pouvait vendre des jeux ET des livres sur le site. C’était tout simplement faux et archi faux. Là aussi on est tombé dans une période où les littératures de l’imaginaire se sont suicidées + marché du livre phagocyté par les grosses enseignes. Mais ce n’est pas pour ça qu’on ferme, hein.
Après une progression de chiffre d’affaire les deux premières années, la vraie crise a commencé (enfin, je crois) et ça a commencé à dégringoler. Seule une pub constante empêchait la baisse, mais tout le bénef passait dans la pub, justement. Et là plusieurs phénomènes concomitants nous ont démotivés :
L’arrivée possible de problèmes juridico-financiers pour un contrat malheureusement signé avec une boite d’escrocs, InComm, ce qui nous a obligés de prendre un avocat. Et pour ceux qui ont le même problème, sachez qu’ils ont laissé tomber au bout de six mois de menaces.
Et surtout, dans la grande mouvance générale de l’ouverture de boutiques en ligne par les éditeurs eux-mêmes, la création de la pire abomination depuis Lovecraft, la boutique en ligne des éditions Black Book. Ce que je vais dire ne sera peut-être pas compris par le client, mais pour avoir dialogué avec des gérants d’autres boutiques je sais que mon analyse est partagée. Dans un marché de niche qu’est celui du jeu, et en particulier du jdr, vouloir concurrencer les revendeurs en proposant les mêmes produits avant leur sortie, allongée d’un pdf et de goodies qui ne leur coûtent rien mais que les boutiques n’ont pas, est une honte et c’est déloyal. Je pensais déjà que les boutiques en ligne des éditeurs étaient « anormales » (cherchez bien, ils en tous une), mais celle de BBE est de loin la pire pour le marché. Je pense qu’un cercle vicieux est engagé et qu’il entraînera la disparition des gammes de jdr en boutiques classiques.
L’arrivée des jeux de société modernes en dehors des boutiques spécialisées (grandes surfaces, autres grandes enseignes…), avec des rumeurs sur des arrivées futures des jeux autrefois réservés aux geeks.
La guerre des prix complètement abusée des boutiques online, parfois amplifiée par des auto-entrepreneurs qui veulent copier les prix des géants pour pouvoir vendre. Plus aucun joueur passionné ne serait désormais capable de mettre le vrai prix dans une boite de jeu. Tant pis.
Et puis, pour finir, et j’aurais du commencer par ça, la rentabilité très faible de notre petite structure. Nous avons prolongé de quelques mois supplémentaires par passion ; mais personne ne peut passer des années à travailler pour rien.
Quels conseils donneriez- vous à ceux qui voudraient se lancer à leur tour ? Quels pièges faut-il éviter ?
De ne pas se lancer. A notre avis c’est trop tard. Cf. les raisons au-dessus. D’ailleurs, nous mettons en avant notre fermeture afin de vider notre stock ; mais la plupart des boutiques qui ferment, en dur ou online, disparaissent dans le plus grand silence.
Que retirerez-vous de cette histoire ? (Si vous avez un message à passer...)
Beaucoup de plaisir aux jeux, jdr, jeux de plateau, énormément de contacts, d’amis (même pour une boutique online, mais oui !), de publicités débiles, et d’expérience acquise. On a passé un niveau.
Aucun regret, on l’aura fait alors que tout le monde pensait qu’on ne le ferait pas. On s’en sort sans dettes.
Un tout petit regret cependant, nous présentons nos excuses à ceux qui attendaient la leçon numéro 3… et dire aussi à ceux qui pensaient qu’on était les meilleurs… qu’ils avaient bien raison ;-)
Tout l'équipe de JdRP tire son chapeau à cette petite équipe qui a voulu, sans y parvenir, vivre de sa passion. Nous espérons que d'autres relèveront ce défi avec plus de réussite et souhaitons tout le meilleur à Olivier et Mélanie. S'ils ont échoué dans cette tentative, qu'ils ne perdent pas leur passion du jdr !
Que se passe-t-il lorsque l'on meurt ? La seule réponse raisonnable est celle que donnent les athées - dont je suis - à savoir que l'esprit s'éteint et meurt avec la chair, que cette dernière se décompose lentement et que ne resteront de nous que des os, avant qu'eux aussi ne partent en...
Si vous suivez un peu l’actualité ludique, vous ne pouvez pas être passés à côté de l’annonce de Wizards of the Coast: le chantier de la cinquième édition de Dungeons & Dragons est lancé. Jusqu’ici, ce ne sont que des informations parcellaires qui nous parviennent. Ou plutôt que nous sommes forcés d’aller pêcher sur diverses [...]
La Taverne des Rôlistes
La taverne est un lieux de réflexion sur le thème des jeux de rôle. Ce blog propose des réflexions et des analyses critiques portant sur le JDR en général et sur des JDR particuliers.
(Voir le site de l’auteur de Donjon de Naheulbeuk)
Donjon de Naheulbeuk est un univers fonctionnant sur les codes de certains univers de JdR. Par exemple, les personnages eux-mêmes parlent de « points d’expériences » qu’ils accumulent en réalisant « des quêtes » et qui leur permettent de « gagner un niveau », ce qui implique des augmentations de « caractéristiques » et l’acquisition de
Le Joueur
Le Joueur est le label d'édition de jeux de société de l'association Promenons-Nous dans les Bois
Khimaira rencontre Guillaume Besançon, le fondateur de Jeux de Rôle Magazine qui fête son numéro 17. Khimaira : Bonjour et merci d’accorder un peu de temps à nos fidèles lecteurs. Pourriez-vous nous parler un peu de vous ? Guillaume Besançon : Bonjour ! Et bonjour à toi, internautateur ou[...]
Dungeons & Dragons (D&D), connu en France sous le nom Donjons & Dragons jusqu'en 2000, est le premier jeu de rôle et toujours le plus populaire, depuis sa naissance en 1974. La version des années 70, simpliste et brève, est connue sous le pseudonyme d'Original Dungeons & Dragons (OD&D). Dès la fin des années 70, OD&D laissa sa place à deux branches distinctes :
une version cumulant de nombreuses règles avancées dans de gros tomes : AD&D (Advanced Dungeons & Dragons) ;
une version volontairement simplifiée en boîtes : BD&D (Basic Dungeons & Dragons), ou BEMCI d'après le nom des boîtes de règles (Basic, Expert, Master, Companion, Immortal) ou simplement BX pour les 2 premières boîtes.
AD&D connut une 2e édition dans les années 90, tandis que BD&D fut peu à peu abandonné, connaissant néanmoins dans cette période sa version la plus complète sous forme d'un tome nommé Rules Cyclopedia.
En 2000, parut D&D3, mettant fin à la distinction BD&D / AD&D. Ce nouveau système bouleversa également certains grands principes du jeu, introduisant par exemple un système de compétences (absent ou optionnel auparavant), un système de dons (avantages techniques)... Plus important, ce système fut publié sous une licence OGL (Open Gaming Licence) autorisant des éditeurs tiers à publier librement des suppléments pour le jeu, voire à recycler la plus grande partie du texte du jeu.
Originellement prévue pour que des éditeurs tiers publient des aventures pour D&D3, l'OGL eut des conséquences inattendues, plusieurs éditeurs y faisant appel pour publier des jeux de rôles complets ! Certains de ces jeux exploitèrent même des licences assez fameuses : Conan, Loup Solitaire, World of Warcraft...
En 2004 parut Castles & Crusades, un jeu supprimant la plupart des complexités de D&D3 (compétences, dons...) pour retrouver la simplicité des anciennes éditions, et une compatibilité avec AD&D1.
En 2006, parut Basic Fantasy : partant de Castles & Crusades, Chris Gonnerman en retravailla les règles et le texte pour obtenir un jeu très semblable au Basic Dungeons & Dragons (BD&D) des années 80, version BX.
Basic Fantasy fut rapidement suivi d'OSRIC qui reproduisait les règles de la version avancée de Donjons et Dragons des années 80 (AD&D1). Parallèlement à cela, Daniel Proctor créa Labyrinth Lord, un jeu qui se veut encore plus fidèle à BD&D que ne l'est Basic Fantasy. Matthew Finch, initiateur du projet OSRIC, en confia les rênes à Stuart Marshall et se consacra ensuite au projet Sword & Wizardry, une reproduction des toutes premières éditions de Dungeons & Dragons des années 70 (OD&D).
Bien d'autres clones parurent ensuite, qu'il s'agissent de rétroclones (reproductions fidèles de JdR anciens, tel Labyrinth Lord) ou quasi-clones (variantes proches de JdR anciens, tel Basic Fantasy). Citons notamment :
Dark Dungeons, un rétroclone de la Rules Cyclopedia de BD&D, ou sa variante Darker Dungeons, quasi-clone aux règles uniformisées et modernisées ;
Dungeon Crawl Classics, un quasi-clone par l'éditeur réputé Goodman Games ;
Mutant Future, une variante post-apocalyptique de Labyrinth Lord.
En 2008, parut D&D4 qui ne bénéficiait plus de la licence OGL mais d'une licence beaucoup plus restrictive, que relativement peu d'éditeurs choisirent de suivre. Un grand éditeur, Paizo, choisit même de poursuivre la publication d'aventures pour D&D3. Les règles du jeu étant devenues indisponibles, ils décidèrent d'en éditer leur propre variante, Pathfinder, qui rencontre toujours un grand succès commercial.
Bref, si aujourd'hui vous voulez jouer à "Donjons et Dragons" avec une version disponible, de multiples possibilités s'offrent à vous :
utiliser la version actuelle du jeu, D&D4 (actuellement plus éditée en France) ;
utiliser Pathfinder, une version complète et complexe, mais avec des publications très régulières en anglais comme en français, notamment d'excellentes aventures ;
utiliser un clone des anciennes éditions, d'autant plus que c'est généralement gratuit (en pdf). Parmi ceux-ci, signalons Portes, Monstres et Trésors qui est une VF de Labyrinth Lord, ou Epées & Sorcellerie, un quasi-clone inspiré de OD&D. Mes préférences personnelles iraient actuellement vers Basic Fantasy et OSRIC, mais ils sont en anglais.
Dungeons & Dragons existe en de multiples versions ; il y en a pour tous les goûts !
A l'heure où nous relisons notre travail sur les Masques de Nyarlatothep, je réalise à quel point nous avons profondément modifié cette campagne déjà mythique... Et quand on regarde le soin qu'à porté Sans Détour aux illustrations présentées pour l'occasion, nul doute que cette sortie marquera[...]
Limbic Systems
Illustrations, Jeux de rôle et théorie rôliste
Bonjour à tous, Je viens faire un point pour montrer que j'avance, plutôt vite d'ailleurs par rapport au début. Tout d'abord le système a été testé en live et le retour est plutôt très positif. - Le jet de dés fonctionne parfaitement. Les difficultés sont bien dosées et les marges comprises et utilisées correctement. Il [...]
Tartofrez
Jeu de Rôle et divagations diverses (et le jdra Tenga !!!)
Il n’y a qu’un seul moyen de tuer les monstres : les accepter. (Julio Cortàzar) Un grand merci à tous ceux qui ont participé à la souscription pour Within et vont ainsi lui permettre de se faire. Sa première version, il y a 10 ans, m’a rabiboché avec le JdR d’horreur et m’a fait découvrir [...]